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Qu’est ce que le diabète ?

Le diabète regroupe plusieurs maladies chroniques qui ont un point commun : un excès durable de glucose dans le sang (hyperglycémie). Selon la Fédération Internationale du Diabète (IDF), environ 589 millions d’adultes (20–79 ans) vivaient avec un diabète en 2024, et ce nombre continue d’augmenter. L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que l’hyperglycémie chronique, lorsqu’elle n’est pas contrôlée, peut endommager progressivement les vaisseaux sanguins et les nerfs.

En France, des acteurs comme la Fédération Française des Diabétiques jouent un rôle important d’information, d’accompagnement et de défense des droits des personnes concernées. Comprendre les différents types de diabète (type 1, type 2, gestationnel et autres formes) aide à mieux saisir les mécanismes, les prises en charge et les idées reçues.

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Sommaire


  • Définition du diabète

    Le diabète est une maladie chronique caractérisée par une hyperglycémie persistante. Le glucose provient en grande partie des aliments (notamment des glucides) et sert de carburant à l’organisme. Pour être utilisé par les cellules, il a besoin d’une hormone essentielle : l’insuline, produite par le pancréas.

    En cas de diabète, le problème vient de l’insuline : soit elle n’est plus produite en quantité suffisante, soit elle agit mal (résistance à l’insuline), soit les deux. Cette hyperglycémie chronique n’est pas anodine : elle augmente le risque de complications cardiovasculaires, rénales, oculaires et neurologiques si l’équilibre glycémique n’est pas suffisamment maîtrisé.

    Glycémie et insuline : comment ça marche

    La glycémie correspond au taux de glucose dans le sang. Après un repas, la glycémie augmente, puis redescend grâce à l’insuline. L’insuline agit comme un “passeport” : elle permet au glucose d’entrer dans les cellules (muscles, foie, tissu adipeux) pour être utilisé ou stocké.

    Quand ce système se dérègle, le glucose reste dans le sang. Selon le type de diabète, l’origine du dérèglement varie : auto-immunité (type 1), résistance à l’insuline (type 2), modifications hormonales de la grossesse (gestationnel), ou causes génétiques/médicamenteuses (autres formes).


    Diabète de type 1
    Diabète de type 1 ( DT1)

    Définition et mécanisme

    Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : le système immunitaire détruit les cellules bêta du pancréas, responsables de la production d’insuline. Lorsque la production d’insuline devient insuffisante, l’insuline doit être apportée de l’extérieur (injections ou pompe), car elle est indispensable à la survie.

    Point important : le diabète de type 1 n’est pas causé par une surconsommation de sucre. Il peut survenir chez un enfant, un adolescent, mais aussi chez l’adulte, parfois avec une installation rapide.

    Symptômes et signes d’alerte

    Les signes sont souvent marqués : soif intense, urines fréquentes, fatigue, amaigrissement, troubles visuels. Chez l’enfant, un retour de l’énurésie peut être un signal. Une consultation rapide est essentielle, car un type 1 peut évoluer vers une acidocétose si le diagnostic est tardif.

    Prise en charge

    La prise en charge repose sur l’insulinothérapie, l’autosurveillance glycémique (capteurs de glucose de plus en plus utilisés), l’éducation thérapeutique et une alimentation équilibrée. L’objectif est un équilibre réaliste au quotidien, adapté au mode de vie, pour réduire le risque de complications.


    Diabète de type 2
    ciabète de type 2 (dt2)

    Définition et mécanisme

    Le diabète de type 2 est le plus fréquent. Il associe souvent une résistance à l’insuline (les cellules répondent moins bien) et, au fil du temps, une baisse progressive de la production d’insuline par le pancréas. Il peut rester silencieux plusieurs années et être découvert lors d’un bilan sanguin.

    Facteurs de risque et prévention

    Les facteurs de risque incluent notamment : antécédents familiaux, âge, surpoids (surtout abdominal), sédentarité, alimentation trop riche en produits ultra-transformés, troubles du sommeil, stress chronique, hypertension, et antécédent de diabète gestationnel.

    La prévention et la prise en charge reposent en grande partie sur des leviers concrets : augmenter l’activité physique, améliorer la qualité des repas (fibres, protéines, bons lipides, glucides mieux choisis), réduire la sédentarité, travailler le sommeil et la régularité. Dans certains cas, ces changements peuvent aussi conduire à une rémission du diabète de type 2, sous suivi médical.

    Prise en charge

    Le traitement combine hygiène de vie, suivi médical et, si nécessaire, médicaments (et parfois insuline). La stratégie inclut souvent un objectif plus large que la glycémie seule : poids, tension artérielle, lipides, prévention cardiovasculaire, santé rénale et dépistage des complications.


    Diabète gestationnel

    diabète de type gestationnel

    Définition

    Le diabète gestationnel correspond à une hyperglycémie diagnostiquée pendant la grossesse, le plus souvent au deuxième ou troisième trimestre. Les hormones de la grossesse augmentent naturellement la résistance à l’insuline ; chez certaines femmes, le pancréas ne compense pas suffisamment.

    Dépistage et suivi

    Le dépistage et le diagnostic reposent souvent sur une hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO). Le suivi vise à limiter les risques pour la mère et l’enfant : ajustements alimentaires, activité physique adaptée, autosurveillance glycémique et parfois insulinothérapie si les objectifs ne sont pas atteints.

    Après l’accouchement

    Le diabète gestationnel disparaît fréquemment après l’accouchement, mais il augmente le risque ultérieur de diabète de type 2. Un contrôle post-partum et un suivi à long terme sont donc importants.


    Autres types de diabète (LADA, MODY, diabètes secondaires)

    Le diabète LADA

    Le LADA (Latent Autoimmune Diabetes in Adults) est une forme auto-immune qui apparaît à l’âge adulte. Son installation peut être plus progressive qu’un type 1 classique, ce qui peut le faire confondre au début avec un diabète de type 2. Des analyses (anticorps) et l’évolution clinique aident à le distinguer.

    Le diabète MODY

    Le MODY est un diabète monogénique (lié à une mutation génétique). Il apparaît souvent chez des sujets jeunes, sans correspondre au schéma type 1 (auto-immun) ni type 2 (résistance à l’insuline). Le diagnostic précis est utile car la prise en charge peut varier selon le sous-type.

    Les diabètes secondaires

    On parle de diabète secondaire lorsqu’il est la conséquence d’une autre situation : atteinte du pancréas (pancréatite, chirurgie), certaines maladies endocriniennes, ou certains médicaments (par exemple les corticoïdes au long cours). Dans ces cas, le traitement de la cause fait partie intégrante de la stratégie.


    Symptômes : quand suspecter un diabète

    Certains signes sont communs aux deux types de diabète et doivent alerter :

    • augmentation du besoin d’uriner (urinations fréquentes, parfois nocturnes)

    • soif intense et persistante

    • fatigue inhabituelle et durable

    • faim accrue

    • vision floue

    • infections répétées

    • cicatrisation lente des plaies

    Dans le diabète de type 1, ces symptômes sont souvent associés à une perte de poids rapide, malgré un appétit conservé ou augmenté.

    Complications possibles

    Un diabète insuffisamment équilibré augmente le risque de complications : maladies cardiovasculaires, atteintes rénales, atteintes oculaires (rétinopathie), neuropathies (douleurs, fourmillements, perte de sensibilité), et problèmes au niveau des pieds pouvant aller jusqu’à des plaies difficiles à cicatriser. Un suivi régulier et une prise en charge globale réduisent nettement ces risques.

    Vivre avec le diabète : les piliers de la gestion

    La gestion du diabète est personnalisée. Elle repose généralement sur :

    • Surveillance de la glycémie (lecteur et/ou capteur, selon les cas)
    • Alimentation adaptée (qualité des glucides, fibres, équilibre des repas)
    • Activité physique régulière (effet direct sur la sensibilité à l’insuline)
    • Traitements (médicaments et/ou insuline selon le type et le profil)
    • Suivi médical (bilan annuel, yeux, reins, pieds, prévention cardiovasculaire)
    • Éducation thérapeutique (comprendre ses chiffres et savoir ajuster)

    Pour l’information, l’entraide et l’accompagnement, il est aussi utile de s’appuyer sur des structures reconnues. La Fédération Française des Diabétiques propose des ressources accessibles et des actions de prévention.


    En chiffres

  • chiffres du diabète
    Le diabète dans le monde

    À l’échelle mondiale, le diabète concerne environ 589 millions d’adultes (20–79 ans), soit un peu plus d’1 adulte sur 10 selon la Fédération Internationale du Diabète. Le diabète de type 2 représente la grande majorité des cas (environ 90 %), tandis que le diabète de type 1 correspond généralement à 5 à 10 % des situations. Le diabète gestationnel, diagnostiqué pendant la grossesse, toucherait environ 1 grossesse sur 6 dans le monde (selon les estimations internationales basées sur l’hyperglycémie de la grossesse).

    Le diabète en France

    En France, on estime qu’environ 5,3 millions de personnes vivent avec un diabète, dont près de 4,5 millions sont traitées (principalement pour un diabète de type 2). Le diabète de type 1 représente une part minoritaire des cas (souvent autour de 6 %), tandis que le diabète gestationnel concerne fréquemment 8 à 10 % des grossesses selon les profils et les critères de dépistage. Ces données confirment l’importance du dépistage, de la prévention et de l’accompagnement, notamment via des acteurs comme la Fédération Française des Diabétiques.

    Pourquoi ces chiffres comptent

    Ces ordres de grandeur rappellent que le diabète n’est pas une maladie rare : il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur, à la fois par le nombre de personnes concernées et par le risque de complications à long terme lorsqu’il n’est pas suffisamment équilibré. La prévention (mode de vie), le diagnostic précoce et le suivi régulier restent les leviers les plus efficaces pour réduire l’impact du diabète au quotidien.


    FAQ : questions fréquentes sur les différents types de diabète

    1) Quelle est la différence entre diabète de type 1 et diabète de type 2 ?

    Le type 1 est auto-immun (le corps détruit les cellules qui produisent l’insuline). Le type 2 est principalement lié à une résistance à l’insuline, puis à une baisse progressive de production.

    2) Le diabète de type 1 est-il causé par le sucre ?

    Non. Le type 1 n’est pas déclenché par la consommation de sucre. Il s’agit d’un mécanisme immunitaire.

    3) Peut-on avoir un diabète tout en étant mince ?

    Oui. Le type 1 touche fréquemment des personnes minces. Le type 2 peut aussi toucher des personnes sans surpoids, notamment en présence de facteurs génétiques ou d’une résistance à l’insuline.

    4) Le diabète de type 2 est-il évitable ?

    On ne peut pas agir sur tous les facteurs (âge, génétique), mais l’activité physique, l’alimentation, la réduction de la sédentarité, le sommeil et la gestion du poids diminuent le risque et peuvent retarder l’apparition.

    5) Peut-on guérir du diabète ?

    Le type 1 ne se guérit pas actuellement. Le type 2 peut parfois être mis en rémission chez certaines personnes, surtout s’il est détecté tôt. Le diabète gestationnel disparaît souvent après l’accouchement, mais nécessite un suivi.

    6) Le diabète gestationnel disparaît-il toujours après la grossesse ?

    Souvent, il régresse après l’accouchement, mais pas systématiquement. Il augmente le risque de diabète de type 2 plus tard, d’où l’intérêt d’un contrôle post-partum et d’un suivi.

    7) Quels symptômes doivent faire consulter rapidement ?

    Soif intense, urines très fréquentes, fatigue importante, perte de poids inexpliquée, vision floue, infections répétées ou dégradation rapide de l’état général.

    8) Qu’est-ce que le LADA et pourquoi peut-il être confondu avec un type 2 ?

    Le LADA est une forme auto-immune de l’adulte avec une installation parfois progressive. Au début, la personne peut encore produire de l’insuline, ce qui peut faire penser à un type 2. Des analyses spécifiques et l’évolution aident à confirmer.

    9) Qu’est-ce que le MODY ?

    Le MODY est un diabète monogénique (lié à une mutation). Il peut apparaître jeune et la prise en charge peut varier selon le sous-type, d’où l’intérêt d’un diagnostic précis.

    10) Le diabète est-il forcément héréditaire ?

    Il existe une prédisposition génétique, mais l’hérédité n’explique pas tout. Pour le type 2, l’environnement et le mode de vie jouent un rôle important.

    11) Un diabétique doit-il supprimer tous les sucres ?

    Non. L’objectif est la quantité et la qualité des glucides, l’apport en fibres, l’équilibre global du repas et l’adaptation au traitement, plutôt qu’une interdiction totale.

    12) Pourquoi le risque cardiovasculaire est-il central dans le diabète ?

    Parce que l’hyperglycémie chronique endommage les vaisseaux et favorise l’athérosclérose. La prévention cardiovasculaire (tension, lipides, tabac, activité physique) fait partie du suivi.


    Sources et références

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