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Comment faire baisser sa glycémie ?

      Peut-on vraiment faire baisser sa glycémie naturellement ?

Peut-on vraiment faire baisser sa glycémie naturellement ?
C’est une question que je me pose depuis que mes prises de sang montrent une nette amélioration de ma glycémie à jeun.
Je partage ici mon expérience personnelle, sans prétendre qu’elle soit reproductible chez tout le monde.

Cet article s’adresse particulièrement aux diabétiques de type 2, en prédiabète et aux personnes qui font de la résistance à l’insuline.

Il n’a pas vocation à remplacer un avis médical et ne doit jamais conduire à modifier un traitement ou une prise en charge décidés avec un médecin, un diabétologue ou un diététicien.

⚠️ À lire avant de continuer

Cet article est uniquement le témoignage de mon expérience personnelle. Il ne constitue pas un avis médical et ne permet pas d’affirmer qu’une alimentation à index glycémique bas (IG bas) suffit à faire baisser la glycémie.

Manger IG bas ne remplace en aucun cas un traitement prescrit par un diabétologue, ni les conseils personnalisés d’un diététicien. Si vous êtes diabétique, prédiabétique, sous insuline, sous antidiabétiques oraux ou si vos analyses montrent une glycémie anormale, ne modifiez jamais votre traitement ou votre alimentation sans l’avis de votre équipe soignante.

Pour un diabète de type 1 : une alimentation à IG bas ne change pas le calcul de l’insuline pour une quantité donnée de glucides. Son principal intérêt est de rendre la montée de la glycémie plus lente et plus prévisible, ce qui limite souvent les pics et les doses de correction. Chez certaines personnes, cela peut conduire à utiliser un peu moins d’insuline sur la journée, mais ce n’est ni systématique ni un objectif en soi. Toute modification des doses doit être discutée avec le diabétologue.

glycémie à jeun

Ma glycémie à jeun a baissé… mais pourquoi ?

En regardant mes anciennes analyses, j’ai constaté que ma glycémie à jeun était passée de 1,17 g/L à 0,84 g/L en quelques années. Ces résultats proviennent de prises de sang réalisées en laboratoire, pas d’un capteur porté au quotidien.

Je ne me contrôle pas toute la journée. Ma fille, atteinte d’un diabète de type 1, porte un capteur de glycémie, mais je refuse d’en utiliser un pour moi. Il m’arrive seulement, de temps en temps, de prendre son lecteur capillaire par curiosité.

Il y a quelques années, j’étais presque dans une zone de prédiabète. Aujourd’hui, mes chiffres sont encourageants. Mais je ne peux pas dire avec certitude pourquoi.

Ce qui a changé dans mon alimentation

Depuis plusieurs années, je crée des recettes à index glycémique bas pour ma fille diabétique de type 1. Et forcément, quand je cuisine ces recettes, je les mange aussi. Sans m’en rendre compte, mon alimentation quotidienne est devenue plus riche en fibres, en légumes, en légumineuses et en glucides de meilleure qualité.

Je mange aussi beaucoup moins de sucres rapides qu’avant. Je ne prends quasiment jamais de dessert et je saute souvent le petit-déjeuner, non pas par stratégie, mais simplement parce que je n’ai pas faim.

Je reçois parfois des messages de personnes atteintes de diabète de type 2 qui me disent avoir observé une amélioration de leur glycémie après avoir adopté davantage de recettes IG bas. Ce sont des témoignages intéressants, mais ce ne sont pas des preuves scientifiques.

Comment faire baisser sa glycémie ?

Le sommeil et le stress ont peut-être aussi joué un rôle

On parle souvent du sucre, des féculents ou du sport lorsqu’il est question de glycémie. Pourtant, on oublie souvent deux éléments essentiels : le sommeil et le stress.

Depuis environ trois ans, je dors beaucoup mieux. J’ai été diagnostiqué avec un syndrome d’apnée du sommeil et je porte désormais un masque de PPC chaque nuit. Je ne peux évidemment pas affirmer que cela explique l’amélioration de ma glycémie, mais un sommeil plus réparateur peut faire partie des facteurs qui influencent l’équilibre glycémique.

Dans le même temps, mon niveau de stress a lui aussi diminué. Je dirige une société d’aide à la personne, un secteur où les imprévus sont nombreux. Depuis que mon fils m’a rejoint dans l’entreprise, nous partageons davantage les responsabilités et je vis les journées compliquées avec plus de sérénité.

Est-ce que cette amélioration de mon sommeil et cette diminution du stress ont contribué à faire baisser ma glycémie ? Je n’en sais rien. Mais il serait dommage de ne parler que d’alimentation alors que ces deux paramètres influencent aussi notre santé métabolique.

Je fais pourtant des écarts

Je ne suis pas un exemple de discipline parfaite. Je fais souvent des écarts, je vais au restaurant, j’aime les barbecues, les repas entre amis et je fais assez peu d’activité physique.

C’est justement pour cela que je reste prudent. Si ma glycémie s’est améliorée, ce n’est probablement pas grâce à une seule chose, mais plutôt grâce à un ensemble de changements : alimentation plus riche en fibres, moins de sucres rapides, moins de stress, peut-être un meilleur sommeil, et d’autres facteurs que je ne maîtrise pas forcément.

Alors, comment faire baisser sa glycémie ?

Les recommandations sérieuses ne parlent pas de miracle. Elles insistent surtout sur des habitudes simples mais régulières : améliorer la qualité de l’alimentation, bouger davantage, surveiller son poids si nécessaire, mieux dormir et se faire accompagner médicalement.

Le ministère de la Santé rappelle que le diabète de type 2 peut parfois être initialement pris en charge par l’activité physique et la modification de l’alimentation, même si des traitements peuvent devenir nécessaires selon les situations. La Haute Autorité de Santé insiste aussi sur une prise en charge individualisée du diabète de type 2, et la Fédération Internationale du Diabète rappelle que l’activité physique régulière aide l’organisme à mieux utiliser l’insuline.

Ce qui me paraît vraiment utile

À mon avis, le plus important n’est pas de chercher l’astuce miracle. Manger les légumes avant les féculents, boire du vinaigre de cidre ou tester le dernier “hack” vu sur les réseaux peut avoir un petit effet chez certaines personnes, mais cela ne remplacera jamais une alimentation globalement plus équilibrée.

Pour moi, les bases restent les mêmes : manger plus de fibres, choisir des glucides de meilleure qualité, limiter les sucres rapides, éviter les boissons sucrées, bouger un peu plus et ne pas transformer son alimentation en obsession.

Attention à l’orthorexie

Je crois profondément qu’il faut continuer à se faire plaisir. Une alimentation saine ne doit pas devenir une prison. Se priver de tout, culpabiliser au moindre écart ou vouloir une assiette parfaite à chaque repas peut devenir contre-productif.

Je préfère une alimentation globalement équilibrée, tenue pendant des années, qu’un régime strict impossible à suivre plus de trois semaines.

Voir:  qu’est ce que l’orthorexie

conseils baisse glycémie

Quelques conseils simples pour améliorer sa glycémie

  • Augmenter progressivement les légumes et les fibres.
  • Ajouter plus souvent des légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots rouges.
  • Remplacer une partie des féculents raffinés par des versions complètes ou semi-complètes.
  • Limiter les boissons sucrées, jus de fruits et desserts quotidiens.
  • Garder les plaisirs, mais les rendre occasionnels.
  • Bouger régulièrement, même avec de simples marches.
  • Travailler le sommeil et le stress.
  • Faire contrôler sa glycémie, son HbA1c et son bilan métabolique avec un professionnel de santé.

À retenir : cet article est un retour d’expérience personnel. Il ne prouve pas qu’une alimentation IG bas suffit à faire baisser la glycémie. L’objectif n’est pas de remplacer un traitement, mais de réfléchir à des habitudes de vie plus durables, en lien avec les professionnels de santé.

comment baisser glycémie

Questions fréquentes sur la glycémie

Peut-on faire baisser sa glycémie naturellement ?

Dans certains cas, une meilleure alimentation, une activité physique régulière, une perte de poids si nécessaire, un meilleur sommeil et moins de stress peuvent contribuer à améliorer la glycémie. Mais cela dépend de chaque personne et ne remplace jamais un suivi médical.

L’alimentation IG bas aide-t-elle vraiment ?

Une alimentation à index glycémique bas peut aider à limiter les pics de glycémie après les repas, surtout lorsqu’elle est riche en fibres. Elle peut être intéressante dans une démarche globale, mais elle ne constitue pas un traitement à elle seule.

Pour un diabète de type 1 : l’IG bas ne change pas le calcul de l’insuline pour une quantité donnée de glucides. En revanche, il peut rendre la montée de la glycémie plus lente et plus prévisible, ce qui limite souvent les pics et les corrections. Les doses d’insuline ne doivent jamais être modifiées sans avis du diabétologue.

Faut-il supprimer totalement le sucre ?

Non, sauf recommandation médicale particulière. L’objectif est surtout de limiter les sucres rapides et les produits ultra-transformés, tout en gardant une alimentation agréable et durable.

Le vinaigre de cidre fait-il baisser la glycémie ?

Certaines études suggèrent un effet modeste chez certaines personnes, mais ce n’est pas une solution miracle. Miser uniquement sur le vinaigre de cidre en gardant une alimentation déséquilibrée n’a pas beaucoup de sens.

Manger les légumes avant les féculents est-il utile ?

Cela peut aider certaines personnes à réduire le pic glycémique du repas, mais l’effet reste limité. Le contenu global de l’assiette reste beaucoup plus important : fibres, qualité des glucides, quantité et équilibre du repas.

Une glycémie à jeun normale suffit-elle à dire que tout va bien ?

Pas forcément. La glycémie à jeun est un indicateur utile, mais elle doit être interprétée avec d’autres données comme l’HbA1c, le poids, le tour de taille, la tension artérielle et le bilan lipidique.

Mon expérience peut-elle être reproduite par tout le monde ?

Non, je ne peux pas l’affirmer. Mon amélioration peut être liée à plusieurs facteurs : alimentation, stress, sommeil, habitudes de vie ou variations individuelles. Chaque personne est différente.

Sources et références

  • Haute Autorité de Santé : stratégie thérapeutique du patient vivant avec un diabète de type 2.
  • Ministère de la Santé : informations générales sur le diabète et la prise en charge du diabète de type 2.
  • Fédération Internationale du Diabète : prévention du diabète et activité physique.

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