Vitamine D : Top 30 des aliments les plus riches
Vitamine D : la vitamine “chef d’orchestre” du calcium, des os et de l’immunité. Découvrez les aliments qui en apportent vraiment (références CIQUAL) et comment les intégrer en mode IG bas, sans pics glycémiques.
Vitamine D : pourquoi elle est utile (et quand elle change vraiment la donne)
La vitamine D est une vitamine liposoluble, mais elle se comporte aussi comme une “hormone” : elle intervient dans la minéralisation osseuse (via l’absorption du calcium et du phosphore) et participe au bon fonctionnement du système immunitaire.
Particularité importante : l’alimentation apporte généralement peu de vitamine D, car les sources naturelles sont assez limitées (poissons gras, huile/foie de morue, jaune d’œuf). Une partie peut aussi être synthétisée par la peau sous l’effet des UVB… mais cette synthèse dépend de nombreux facteurs (saison, latitude, âge, vêtements, etc.).
Dans une approche IG bas & diabète, bonne nouvelle : les meilleures sources alimentaires (poissons, œufs) ont une charge glycémique quasi nulle. L’enjeu n’est pas “la glycémie”, mais plutôt la régularité des apports, la qualité globale du repas, et la prudence avec les produits ultra-concentrés.
Top 30 des aliments les plus riches en vitamine D
Valeurs pour 100 g d’aliment (partie comestible). Données issues de la table CIQUAL 2025 (ANSES).
| Rang | Aliment (CIQUAL 2025) | Vitamine D (µg/100 g) |
Glucides (g/100 g) |
Fibres (g/100 g) |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Huile de foie de morue | 250 | 0 | 0 |
| 2 | Foie de morue, cru | 100 | 1 | 0 |
| 3 | Oeufs de saumon du Pacifique, semi-conserve | 27 | 5,16 | 1 |
| 4 | Lait infantile pour prématurés, prêt à consommer | 22 | 48,5 | 3,55 |
| 5 | Hareng fumé, au naturel | 22 | 0,5 | 0 |
| 6 | Anguille, crue | 16 | 2,06 | 0 |
| 7 | Truite arc en ciel, élevage, rôtie/cuite au four | 15 | traces | 0 |
| 8 | Fromage à pâte molle et croûte lavée, allégé en matière grasse | 15 | 1 | 0 |
| 9 | Pilchard, sauce tomate, appertisé, égoutté | 14 | 1,5 | 0 |
| 10 | Sardine, crue | 14 | 0 | 0 |
| 11 | Anchois, cru | 11 | traces | 0 |
| 12 | Pétales de maïs glacés au sucre, enrichis en vitamines et minéraux | 11 | 88,6 | 2,3 |
| 13 | Omble chevalier, cru | 9 | 0 | 0 |
| 14 | Pétales de maïs nature, enrichis en vitamines et minéraux | 9 | 80 | 5,5 |
| 15 | Saumon argenté du Pacifique (coho), cru | 9 | 0 | 0 |
| 16 | Perche ou perche européenne, rôtie/cuite au four | 9 | traces | 0 |
| 17 | Pétales de céréales au chocolat, avec ou sans vitamines et minéraux | 7 | 74,5 | 6 |
| 18 | Orphie commune, crue | 5 | 3,06 | 0 |
| 19 | Huile d’olive (ex. “huile combinée…”, selon votre libellé CIQUAL) | 5 | 0 | 0 |
| 20 | Morue, salée, sèche | 4 | 1,1 | 0 |
| 21 | Oeuf cru | 2 | 0,06 | 0 |
| 22 | Oeuf poché | 2 | 0,89 | 0 |
| 23 | Oeuf, jaune (jaune d’oeuf), cru | 2 | 1,09 | 0 |
| 24 | Fromage blanc ou spécialité laitière, aux fruits, sucré | 1 | 12 | 0,28 |
| 25 | Oie, viande crue | 1 | 0 | 0 |
| 26 | Ascophylle noueux ou goémon noir (Ascophyllum nodosum), séché | 1 | 16,3 | 43,6 |
| 27 | Oie, viande et peau crues | 1 | 0 | 0 |
| 28 | Coeur, veau, cru | 1 | 0,08 | 0 |
| 29 | Beurre à 60-62% MG, à teneur réduite en matières grasses | 1 | 0,5 | 0 |
| 30 | Rognon de veau, cru | 1 | 0,85 | 0 |
Source : ANSES – Table Ciqual 2025 (composition nutritionnelle, valeurs pour 100 g).
🧠 Pourquoi les poissons gras dominent-ils ?
Parce qu’ils concentrent naturellement de la vitamine D (forme D3). Et comme ils n’apportent quasiment pas de glucides, ils s’intègrent très bien dans une stratégie IG bas.
Vitamine D3 vs D2 : quelle différence ?

- D3 : surtout d’origine animale (poissons, œufs) + synthèse cutanée.
- D2 : surtout certains champignons (variable, dépend notamment de l’exposition aux UV).
En résumé : au quotidien, les poissons gras restent les “valeurs sûres”. Les champignons, c’est un bonus (intéressant, mais très variable).
Hors catégorie : les ultra-concentrés (utiles, mais à manier avec prudence)
Certains produits sont tellement riches qu’une petite quantité suffit largement :
- Huile de foie de morue : très concentrée (et peut aussi apporter beaucoup de vitamine A selon les marques).
- Foie de morue : très riche, mais plus “aliment” que “complément”.
- Compléments de vitamine D : utiles dans certaines situations, mais pas à “doser au hasard” (risque d’excès sur le long cours).
Besoins journaliers : combien de vitamine D par jour ?
En France, l’ANSES indique un apport satisfaisant (AS) de 15 µg/j pour les adultes (18 ans et +), ainsi que pour les femmes enceintes/allaitantes. Les valeurs varient chez l’enfant (souvent 10 à 15 µg/j selon l’âge).
Comme les apports alimentaires sont souvent faibles, la stratégie la plus simple est : poisson gras 1 à 2 fois/semaine + œufs + repas équilibrés, et discuter d’une éventuelle supplémentation avec un professionnel si besoin (hiver, faible exposition, etc.).
Vitamine D : quels sont ses véritables intérêts santé ?
Os, dents, prévention du rachitisme/ostéomalacie
La vitamine D est centrale pour l’absorption du calcium et du phosphore. Une carence prolongée peut altérer la minéralisation osseuse.
Fonction musculaire
Un statut insuffisant est souvent associé à une faiblesse musculaire chez certains publics, ce qui peut augmenter le risque de chute chez les personnes âgées.
Immunité : soutien, sans promesse magique
Elle participe au fonctionnement normal du système immunitaire. Mais ce n’est pas un “bouclier” : l’effet dépend du statut initial, du contexte, et du reste de l’hygiène de vie.
Excès : le vrai risque, c’est la sur-supplémentation
La vitamine D est liposoluble : des apports trop élevés par compléments sur la durée peuvent poser problème. Prudence avec les “méga-doses” sans suivi.
Vitamine D et diabète : ce que disent vraiment les études (avec précaution)
On lit souvent que la vitamine D “aide la glycémie”. La réalité est plus nuancée : beaucoup d’études observent qu’un faible statut en vitamine D (25(OH)D bas) est associé à un risque plus élevé de diabète ou à une moins bonne santé métabolique… mais association ne veut pas dire causalité.
Les essais randomisés (supplémentation vs placebo) montrent plutôt des effets modestes, parfois visibles surtout chez les personnes carencées au départ.
1) Diabète de type 2 : petits effets possibles… surtout en cas de carence
Plusieurs méta-analyses d’essais randomisés rapportent une baisse modeste de certains marqueurs (glycémie à jeun, HbA1c, HOMA-IR) chez des personnes avec diabète de type 2, avec des effets plus marqués dans certains sous-groupes (carence initiale, surpoids, HbA1c élevée, durée d’intervention courte, doses plus élevées).
L’idée : corriger une carence peut améliorer légèrement la sensibilité à l’insuline et/ou certains paramètres glycémiques, mais ce n’est pas un “traitement” du diabète.
À garder en tête : d’autres synthèses concluent que l’effet est hétérogène (variable selon les profils, les doses, la durée, le statut initial), donc on reste sur une approche de bon sens : viser un statut correct, sans promesse “anti-glycémie”.
2) Prédiabète : la prévention n’est pas “magique”, mais il peut exister un signal
Le grand essai D2d (vitamine D3 4000 UI/j vs placebo) chez des personnes à haut risque n’a pas montré de réduction significative du risque de diabète dans l’analyse principale.
En revanche, des analyses et méta-analyses (dont certaines publiées dans des revues diabétologiques) suggèrent un possible bénéfice modeste chez certains profils, notamment quand la vitamine D est basse au départ.
Traduction pratique : si vous êtes en prédiabète, la vitamine D peut être un complément (surtout si insuffisance/carençe), mais le levier n°1 reste la stratégie globale : alimentation IG bas/qualité des glucides, activité physique, sommeil, perte de masse grasse si besoin, et suivi médical.
3) Diabète gestationnel : résultats encourageants sur certains marqueurs, mais prudence
Des méta-analyses d’essais randomisés chez des femmes avec diabète gestationnel rapportent parfois une amélioration de paramètres glycémiques (par ex. insulino-résistance, glycémie à jeun) et/ou certains critères materno-néonataux.
Mais les études sont très variables (doses, durée, co-supplémentations, populations), et la conduite à tenir doit rester encadrée pendant la grossesse.
Le bon réflexe : dépistage et suivi obstétrical/diabétologique + alimentation adaptée + activité sécurisée. La vitamine D peut être discutée avec la sage-femme/médecin, surtout en cas de déficit.
4) Diabète de type 1 : pas une alternative à l’insuline, effets glycémiques incertains
Dans le diabète de type 1, l’insuline reste indispensable. Des revues systématiques (surtout en pédiatrie) suggèrent parfois une baisse des besoins en insuline ou de la glycémie à jeun, mais l’effet sur l’HbA1c est souvent inconclusif.
Autrement dit : corriger une insuffisance en vitamine D peut être pertinent pour la santé globale (os, immunité), mais on ne la présente pas comme un levier majeur de contrôle glycémique en T1D.
Ce qu’il faut retenir (version “terrain”)
- Oui : un statut insuffisant en vitamine D est fréquent, et le corriger est utile pour la santé générale (os, muscles, immunité).
- Peut-être : un bénéfice glycémique modeste chez certains profils (notamment carencés), surtout en T2D / prédiabète.
- Non : ce n’est pas un traitement du diabète, ni un substitut à l’hygiène de vie, ni aux traitements.
- Prudence : la sur-supplémentation au long cours peut exposer à des effets indésirables ; on évite les “méga-doses” sans suivi.
Supplémentation : le point sécurité (important)
La vitamine D étant liposoluble, le risque n’est pas l’aliment mais le cumul de compléments (multi-vitamines + gouttes + produits enrichis) ou des prises prolongées à fortes doses.
Les références officielles rappellent des limites de sécurité (apports maximaux tolérables) et l’intérêt d’une approche individualisée.
Voir les sources en bas de page : essais D2d, méta-analyses T2D, prédiabète, diabète gestationnel, revues T1D et recommandations.
En pratique : optimiser ses apports en vitamine D en IG bas
Les meilleurs choix au quotidien (simple et efficace)
- Poissons gras : sardines, maquereau, hareng, saumon (frais ou conserve de qualité).
- Œufs : surtout le jaune (pratique, IG bas).
- Produits laitiers nature : plutôt non sucrés (et enrichis seulement si votre sélection reste clean).
- Champignons : bonus intéressant (variable), surtout si on les cuisine avec une bonne source de protéines/lipides.
Astuce “repas IG bas”
Pour un repas complet : poisson gras + légumes + huile d’olive + une portion de féculent IG bas (lentilles, pois chiches, sarrasin…) → vous cochez la case vitamine D et vous stabilisez la glycémie.
À éviter si votre objectif est santé métabolique
- Les produits enrichis très sucrés “prétexte vitamine D” (céréales du petit-déj, desserts sucrés).
- Les compléments pris “au pif” toute l’année sans avis (surtout si cumul multi-compléments).
FAQ – Vitamine D (10 questions)
1) À quoi sert la vitamine D ?
La vitamine D contribue à l’absorption du calcium et du phosphore, soutient la minéralisation des os et des dents, et participe au fonctionnement normal du système immunitaire. Elle joue aussi un rôle dans la fonction musculaire.
2) La vitamine D fait-elle monter la glycémie ?
Non, elle n’a pas d’effet hyperglycémiant direct. L’impact sur la glycémie dépend surtout de l’aliment “support” : poissons, œufs et produits laitiers nature ont une charge glycémique très faible, tandis que certains produits enrichis peuvent être très sucrés.
3) Vitamine D et diabète : est-ce que ça “améliore” la glycémie ?
Les études sont nuancées : des essais cliniques rapportent parfois des effets modestes sur certains marqueurs (glycémie à jeun, résistance à l’insuline, HbA1c), surtout chez les personnes ayant un statut bas en vitamine D au départ. Mais ce n’est pas un traitement du diabète et les résultats varient selon les profils, les doses et la durée.
4) Quelle différence entre vitamine D3 et D2 ?
La D3 (cholécalciférol) est principalement d’origine animale et produite aussi par la peau via les UVB. La D2 (ergocalciférol) provient notamment de certains champignons. En pratique, l’important est surtout d’atteindre un statut satisfaisant, en privilégiant une alimentation de qualité et, si besoin, un avis professionnel pour la supplémentation.
5) Quelle quantité viser par jour ?
En France, l’ANSES indique un apport satisfaisant (AS) de 15 µg/j chez l’adulte, ainsi que pour la grossesse et l’allaitement. Les repères peuvent varier selon l’âge et la situation individuelle. Si vous avez un doute (hiver, faible exposition, peau foncée, surpoids, âge, etc.), un professionnel peut proposer un dosage et une stratégie adaptée.
6) Quels aliments en contiennent le plus ?
Les principales sources alimentaires sont l’huile de foie de morue et le foie de morue (très concentrés), puis les poissons gras (hareng, sardines, saumon, maquereau), certains poissons/produits de la mer, et le jaune d’œuf. Les produits laitiers peuvent en apporter surtout s’ils sont enrichis (à choisir non sucrés).
7) Les champignons sont-ils une bonne source ?
Certains champignons peuvent apporter de la vitamine D2, mais les teneurs sont très variables (selon exposition aux UV, production, etc.). À considérer comme un bonus, pas comme la base de vos apports.
8) Peut-on être carencé en vitamine D ? Quels signes ?
Oui, c’est possible, surtout en cas de faible exposition solaire et d’apports alimentaires limités. Les signes peuvent être peu spécifiques (fatigue, douleurs diffuses), et la conséquence la plus nette concerne la santé osseuse sur le long terme. En cas de doute, un dosage de 25(OH)D peut être discuté avec un professionnel.
9) Faut-il se supplémenter (diabète, prédiabète, grossesse) ?
Pas systématiquement. La supplémentation se discute surtout en cas d’insuffisance/carençe, ou dans certaines situations (grossesse, hiver, faible exposition, risque osseux). En diabète, elle peut être utile pour corriger un déficit, mais ne remplace pas l’alimentation, l’activité physique, ni les traitements. Pendant la grossesse, on évite l’automédication : on suit l’avis de la sage-femme ou du médecin.
10) Peut-on avoir un excès de vitamine D ?
Par l’alimentation seule, c’est rare. Le risque vient surtout d’une sur-supplémentation prolongée (cumul de produits, doses élevées). La vitamine D étant liposoluble, on évite les “méga-doses” au long cours sans suivi, surtout si vous prenez déjà d’autres compléments.
Source pour les valeurs : Table Ciqual / ANSES (composition alimentaire) et références nutritionnelles ANSES pour la vitamine D ; valeurs “huile de foie de morue / foie de morue / poissons” relayées par des publications citant Ciqual.
Sources – Vitamine D & diabète (études citées)
D2d Trial (NEJM, 2019) – Vitamine D3 4000 UI/j et prévention du diabète
Meta-analyse (Diabetes Care, 2020) – Vitamine D et risque de T2D chez personnes avec prédiabète
Revue systématique (2023, PMC) – Preuves jugées insuffisantes/inconstantes pour retarder l’apparition du T2D
Méta-analyse (2024, PubMed) – Supplémentation vitamine D et contrôle glycémique en T2D (effets modestes, variables)
Note : bénéfices plus marqués rapportés chez personnes carencées / HbA1c plus élevée dans certains sous-groupes (même source)
Revue (Clinical Nutrition, 2021 – mentionnée) / synthèses récentes sur GDM et supplémentation
Revue systématique & méta-analyse (2025, T1D pédiatrique) – besoins en insuline / glycémie à jeun vs HbA1c souvent inconclusive
Endocrine Society (Guideline 2024) – Vitamine D pour la prévention des maladies : prudence sur les bénéfices “extra-osseux”
National Academies (IOM/FNB, via NCBI Bookshelf) – Apports maximaux tolérables (UL) vitamine D
NIH ODS – Vitamin D Fact Sheet (références, sécurité, UL)