Cuisine orientale,  Déjeuner

Couscous aux souris d’agneau confites et 5 légumes – Version IG bas

Un couscous familial aux souris d’agneau confites pendant 3 heures
Il y a des plats qui sont faits pour être partagés. Et pour moi, le couscous fait incontestablement partie de ceux-là !

Imaginez un dimanche en famille, une grande table, les parfums des épices qui envahissent la cuisine depuis le matin… et au centre, un immense plat de couscous aux souris d’agneau garni de légumes colorés, de pois chiches et de deux belles souris d’agneau tellement fondantes que la viande se détache presque toute seule de l’os.

C’est exactement ce que j’avais envie de préparer avec cette recette !

Ma petite particularité ? Je fais cuire les souris d’agneau séparément, pendant près de trois heures à feu très doux, dans une cocotte avec du bouillon, des aromates et du ras el-hanout. Pendant ce temps, les légumes mijotent dans le couscoussier, avec leur propre bouillon parfumé.

Au moment de servir, chacun peut ainsi choisir son jus : celui des légumes, plus léger, ou celui de l’agneau, plus concentré et gourmand, éventuellement relevé d’une pointe de harissa maison.

Et pour apporter une touche sucrée-salée, j’ai également préparé un confit d’oignons à la marocaine, la fameuse tfaya, parfumée à la cannelle et réalisée sans sucre ajouté (et ici sans raisins secs).

Un couscous généreux, plein de saveurs, mais dans lequel j’ai volontairement donné la priorité aux légumes plutôt qu’à la semoule.

Un couscous plus riche en légumes et raisonnable en semoule

couscous aux souris d'agneau et légumes

On imagine souvent le couscous comme une montagne de semoule surmontée de quelques légumes et de viande. Ici, j’ai plutôt fait l’inverse !

Les carottes, les navets, la courge butternut, les poivrons et les courgettes occupent une belle place dans l’assiette, sans oublier les pois chiches qui apportent des fibres, des protéines végétales et une texture particulièrement agréable.

Pour la semoule, je privilégie la graine de couscous d’orge, intéressante pour sa richesse en fibres, notamment en bêta-glucanes. Selon sa transformation, elle peut présenter un impact glycémique plus favorable qu’une semoule de blé raffinée.

Mais attention : utiliser de la semoule d’orge ne suffit pas à garantir un plat à index glycémique bas. La quantité consommée et la composition globale du repas restent importantes.

Dans cette recette, je prévois seulement 40 à 50 g de semoule sèche par personne. Avec tous les légumes, les pois chiches et la viande, cela suffit largement !

D’autant qu’une fois imbibée de bouillon, la semoule gonfle, prend du volume et devient particulièrement rassasiante.

Pourquoi cuire les souris d’agneau séparément ?

C’est probablement le petit secret de ma recette de couscous aux souris d’agneau.

Contrairement à un couscous où la viande mijote directement avec les légumes, j’ai choisi une cuisson lente à la cocotte pour obtenir une viande véritablement confite.

Le principe est simple : une cuisson douce, suffisamment longue et avec un peu de liquide permet au collagène de la viande de se transformer progressivement en gélatine.

Au bout de 3 heures, la chair devient incroyablement tendre, presque fondante à la cuillère.

Pour obtenir un jus plus dense, j’utilise 4 à 5 cuillères à soupe de concentré de tomate, associées au ras el-hanout, au poivron rouge et au bouillon d’agneau. Le résultat est une sauce généreuse, colorée et bien parfumée.

L’autre avantage, c’est qu’on obtient deux bouillons aux saveurs différentes. Celui de l’agneau est plus corsé et légèrement nappant, celui des légumes plus délicat.

Et franchement, les deux sont excellents sur la semoule !

La recette de Couscous aux souris d’agneau

Couscous aux souris d'agneau confites avec semoule, légumes, pois chiches et sauces marocaines

Couscous aux souris d’agneau confites et 5 légumes – Version IG bas

Découvrez mon couscous aux souris d’agneau confites 3 heures, légumes parfumés, semoule d’orge, harissa maison et tfaya. Un vrai plat du dimanche !
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Type de plat: Plat principal
Préparation: 30 minutes
Cuisson: 3 heures
Portions: 4
Glucides par part: 54g
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Les indispensables

Ingrédients

Pour les souris d’agneau confites

Pour les légumes du couscous

Épices pour les légumes

Pour la semoule

Pour accompagner

Instructions

Faire dorer les souris d’agneau

  • Chauffer l’huile d’olive dans une cocotte en fonte. Faire dorer les souris d’agneau sur toutes leurs faces, puis les réserver. Ajouter l’oignon émincé, le poivron rouge coupé en lamelles et l’ail écrasé. Faire revenir environ 5 minutes.

Préparer le bouillon concentré de l’agneau

  • Ajouter les 5 cuillères à soupe de concentré de tomate et le ras el-hanout. Mélanger pendant 1 à 2 minutes pour développer les arômes. Remettre les souris dans la cocotte, ajouter le bouquet garni et verser 50 à 75 cl de bouillon d’agneau, jusqu’à mi-hauteur ou aux deux tiers de la viande.

Laisser confire 3 heures

  • Couvrir et laisser mijoter à tout petit feu pendant environ 3 heures, avec un léger frémissement. Retourner les souris de temps en temps et ajouter un peu de bouillon chaud si nécessaire. La viande doit devenir extrêmement fondante et se détacher facilement de l’os.

Obtenir un jus dense et parfumé

  • En fin de cuisson, retirer délicatement les souris si nécessaire, puis faire réduire le jus quelques minutes à découvert pour obtenir une sauce plus dense. Si le bouillon reste trop liquide, écraser ou mixer une partie des oignons et du poivron avec le jus. Éviter d’ajouter de la farine.

Préparer les légumes du couscous

  • Environ 1 heure avant de servir, éplucher les carottes, les navets et la butternut. Les couper en morceaux généreux. Tailler les poivrons en larges lanières et les courgettes en gros tronçons.

Faire mijoter les légumes dans le couscoussier

  • Dans la partie basse du couscoussier, chauffer l’huile d’olive puis ajouter le curcuma, le paprika, le cumin et le gingembre. Mélanger quelques instants. Verser le bouillon de volaille, ajouter les carottes, les navets, les poivrons et la butternut. Porter à ébullition puis laisser mijoter à feu doux pendant 20 à 25 minutes.

Ajouter les courgettes et les pois chiches

  • Ajouter les courgettes et poursuivre la cuisson pendant 10 à 15 minutes. Incorporer les pois chiches cuits et rincés pendant les 5 dernières minutes. Les légumes doivent rester tendres sans s’écraser.

Hydrater la semoule avec le bouillon

  • Lorsque le bouillon de légumes est bien chaud, verser la semoule d’orge dans un grand plat. Ajouter progressivement 2 à 3 louches de bouillon, en adaptant la quantité au type de semoule. Couvrir et laisser absorber environ 5 minutes, ou selon les indications du fabricant.

Égrainer et terminer à la vapeur

  • Égrainer soigneusement à la fourchette. Traditionnellement, on peut également travailler la semoule avec les mains lorsqu’elle n’est plus brûlante. La placer dans le panier vapeur du couscoussier et poursuivre la cuisson environ 10 à 15 minutes. Adapter le temps si la semoule d’orge n’est pas précuite.

Dresser le couscous

  • Verser la semoule dans un grand plat rond en formant une large couronne. Répartir au centre les légumes colorés et les pois chiches. Déposer les deux souris d’agneau confites sur le dessus. Servir immédiatement avec, à part, le bouillon des légumes, le jus d’agneau, la tfaya et la harissa maison.
recette nutriscore C
Estimation éditoriale, non calcul officiel. Une lettre définitive nécessiterait les données exactes du plat préparé pour 100 g, notamment son poids final, la teneur réelle en sel et la proportion de viande consommable.

Nutrition - Apports en glucides (source Ciqual)

Portion: 1 PartCalories: 720 kcalGlucides: 54 gProtéines: 45 gLipides: 27 gFibre: 17 g

Notes

Ce couscous reste relativement riche en glucides, avec environ 50 à 55 g par portion, mais leur nature et l'association des ingrédients présentent un intérêt pour l'équilibre glycémique.
La semoule d'orge, les pois chiches et les nombreux légumes apportent des fibres, dont certaines peuvent ralentir l'absorption des glucides et favoriser une élévation plus progressive de la glycémie. Les protéines et les matières grasses de l'agneau contribuent également à modifier la vitesse de digestion.
C'est pourquoi j'ai privilégié les légumes et les pois chiches, tout en limitant la quantité de semoule.
Attention toutefois : les glucides restent bien présents et doivent être comptabilisés, notamment en cas de diabète traité par insuline. Les matières grasses et les protéines peuvent aussi entraîner une élévation glycémique plus tardive.
L'objectif n'est donc pas de supprimer les glucides, mais de privilégier leur qualité, les fibres et des portions adaptées pour mieux maîtriser la réponse glycémique.

La tfaya : mon confit d’oignons à la marocaine

Pour accompagner ce couscous aux souris d’agneau, j’ai également préparé de la tfaya, un délicieux confit d’oignons à la marocaine.

Longuement mijotés avec de la cannelle et des épices, les oignons développent une douceur naturelle qui se marie merveilleusement avec l’agneau et le bouillon parfumé.

Dans ma version, pas de sucre blanc  ni de raisons secs pour garder un ig bas: je laisse les sucres naturellement présents dans l’oignon participer à la caramélisation. J’ajoute éventuellement une petite touche de sirop de yacon, qui peut aussi être remplacé ou simplement supprimé.

Je préfère servir la tfaya dans une petite coupelle à part. Chacun peut ainsi en ajouter selon ses envies, sans rendre l’ensemble du couscous trop sucré.

Harissa maison : la recette tunisienne traditionnelle, au pilon ou au mixeur

Un bon couscous mérite aussi une bonne harissa !
harissa maison pour couscous

Cette spécialité incontournable de la cuisine tunisienne est bien plus qu’une simple sauce piquante. Préparée avec des piments rouges séchés, de l’ail, de la coriandre, du carvi et de l’huile d’olive, elle apporte un parfum incomparable aux plats mijotés.

Et saviez-vous que les savoir-faire liés à la harissa tunisienne sont inscrits depuis 2022 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO ?

Traditionnellement, les piments sont broyés au mortier avec un pilon, ce qui permet d’obtenir une pâte épaisse, parfumée et légèrement granuleuse. Mais rassurez-vous, on peut également préparer une très bonne harissa avec un petit mixeur !

Ingrédients pour un petit pot de harissa maison

  • 50 g de piments rouges séchés, doux ou forts selon vos goûts
  • 2 gousses d’ail
  • 1 cuillère à café de graines de carvi
  • 1 cuillère à café de graines de coriandre
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1/4 de cuillère à café de sel, à ajuster selon les goûts

À savoir : pas de tomate, de sucre, de paprika ou de vinaigre dans cette recette. On reste sur les ingrédients caractéristiques de la harissa tunisienne traditionnelle.

Première étape commune : préparer les piments et les épices

  1. Retirer les pédoncules des piments séchés et, si vous souhaitez une harissa moins forte, une partie des graines et des membranes intérieures.
  2. Faire tremper les piments dans un bol d’eau chaude pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce qu’ils deviennent souples.
  3. Bien les égoutter et les presser délicatement pour éliminer un maximum d’eau. C’est important pour obtenir une véritable pâte et non une sauce liquide.
  4. Faire légèrement torréfier les graines de carvi et de coriandre dans une poêle sèche pendant 1 à 2 minutes, sans les brûler.

Version 1 : la harissa traditionnelle au mortier et au pilon

C’est la méthode que je préfère pour retrouver la texture authentique de la harissa.

  1. Dans un mortier, commencer par écraser les gousses d’ail avec le sel.
  2. Ajouter les graines de carvi et de coriandre, puis les piler jusqu’à obtenir un mélange fin et parfumé.
  3. Incorporer progressivement les piments réhydratés, en petites quantités.
  4. Écraser longuement au pilon en effectuant des mouvements circulaires jusqu’à obtenir une pâte épaisse et homogène, tout en conservant une texture légèrement granuleuse.
  5. Verser progressivement l’huile d’olive et continuer à travailler la préparation pour bien amalgamer les ingrédients.

Le résultat ? Une harissa maison dense, avec une belle couleur rouge profond, des arômes concentrés et une texture qui tient sur la cuillère.

Version 2 : la harissa rapide au mixeur

Si vous n’avez pas de mortier ou si vous manquez de temps, le mixeur reste une excellente alternative.

  1. Réduire les graines de coriandre et de carvi en poudre à l’aide d’un moulin à épices ou d’un petit mortier.
  2. Placer les piments réhydratés et bien égouttés dans un petit mixeur.
  3. Ajouter l’ail, les épices moulues et le sel.
  4. Mixer par petites impulsions, en raclant régulièrement les parois.
  5. Incorporer progressivement l’huile d’olive jusqu’à obtenir une pâte épaisse et relativement homogène.

Mon conseil : évitez de mixer trop longtemps ou d’ajouter de l’eau. La harissa doit conserver une vraie consistance de pâte de piment, pas devenir un coulis.

Comment conserver la harissa maison ?

Transférer la préparation dans un petit pot parfaitement propre, fermer et placer immédiatement au réfrigérateur.

Pour cette harissa maison à base d’ail et de piments réhydratés, non stérilisée et sans acidification contrôlée, je recommande une conservation de 3 à 4 jours maximum au réfrigérateur à 4 °C ou moins.

Pour en garder plus longtemps, l’idéal est de la congeler en petites portions, par exemple dans un bac à glaçons.

Une couche d’huile d’olive en surface peut limiter le dessèchement, mais ne garantit pas la sécurité d’une conservation prolongée.

Mon astuce pour servir la harissa avec le couscous

Pour accompagner mon couscous aux souris d’agneau confites, je préfère servir la harissa dans une petite coupelle à part.

Je prélève une cuillère à café de cette pâte de piment et je la délaye dans une petite louche du jus de cuisson des souris d’agneau.

On obtient alors une sauce rouge, épicée et particulièrement parfumée, que chacun peut ajouter à sa semoule selon ses envies.

Et pour ceux qui aiment les contrastes, essayez une petite touche de harissa avec les oignons confits à la marocaine : le mélange du piquant et de la douceur de la tfaya est délicieux !

Mes astuces pour réussir un couscous aux souris d’agneau

1. Ne pas précipiter la cuisson de l’agneau

Trois heures de cuisson douce permettent d’obtenir une viande très fondante. Le liquide doit simplement frémir, sans forte ébullition. Selon la taille des souris, on peut prolonger de 30 minutes.

2. Obtenir un bouillon plus dense sans farine

Avec 5 cuillères à soupe de concentré de tomate, le jus de cuisson devient plus riche et coloré. Pour renforcer encore sa texture, on peut retirer les souris en fin de cuisson, écraser une partie des légumes fondants dans la sauce et laisser réduire quelques minutes à découvert.

Pas besoin de farine ni de fécule : les oignons, le concentré de tomate et la réduction suffisent généralement à donner de la consistance.

3. Préserver les couleurs et la texture des légumes

Je commence par les carottes, les navets, les poivrons et la butternut. Les courgettes arrivent plus tard, car elles cuisent rapidement. Quant aux pois chiches, déjà cuits, ils sont simplement réchauffés à la fin.

4. Ne pas noyer la semoule

La semoule doit absorber suffisamment de bouillon pour être parfumée, mais rester légère et bien égrainée. La cuisson vapeur apporte ensuite une texture agréable, sans former de gros paquets.

5. Servir les deux bouillons séparément

C’est un vrai avantage de cette préparation ! Le jus de l’agneau est plus corsé et légèrement nappant, tandis que le bouillon des légumes est plus léger. Chacun choisit celui qu’il préfère, ou mélange les deux.

6. Préparer les souris d’agneau la veille

C’est tout à fait possible, et même très pratique pour un repas de famille. Après refroidissement rapide, conserver la viande au réfrigérateur dans son jus puis la réchauffer doucement le lendemain jusqu’à ce qu’elle soit bien chaude à cœur.

Couscous et diabète : comment adapter les portions pour un repas à IG maîtrisé ?

Le couscous est parfois considéré comme un plat trop riche en glucides, notamment lorsqu’on le sert avec de grandes quantités de semoule.

Pourtant, je préfère adapter les proportions plutôt que de renoncer à ce grand classique de la cuisine familiale.

Dans cette recette, j’ai privilégié une belle diversité de légumes, une portion raisonnable de pois chiches et seulement 40 à 50 g de semoule sèche par personne.

La semoule d’orge est intéressante pour son apport en fibres, mais son index glycémique dépend notamment de sa fabrication et de sa cuisson.

Il faut également rappeler que les pois chiches, la butternut, les carottes et les autres légumes contribuent à l’apport total en glucides du repas.

Le résultat n’est donc pas un couscous sans glucides, mais une version dont on cherche à mieux maîtriser la charge glycémique.

C’est une nuance importante : l’index glycémique renseigne sur la réponse glycémique d’un aliment, tandis que la charge glycémique tient également compte de la quantité de glucides consommée.

Pour les personnes vivant avec un diabète, l’essentiel reste de comptabiliser les glucides de l’ensemble de l’assiette, en tenant compte des portions réellement servies.

Et c’est précisément l’esprit de ma cuisine : garder le plaisir des vrais plats familiaux, sans chercher à tout supprimer !

Que servir avant et après un couscous aux souris d’agneau ?

En entrée : quelques crudités, tout simplement

Franchement, avec un plat aussi complet, je ne vois pas vraiment l’intérêt de prévoir une grosse entrée !

Mais pour commencer le repas avec quelque chose de frais, pourquoi ne pas proposer une petite salade marocaine de tomates, concombre et poivron ?

Il suffit de couper les légumes crus en petits dés, d’ajouter du persil, de la coriandre fraîche, un peu de cumin, du jus de citron et un filet d’huile d’olive.

C’est frais, léger et parfaitement dans l’esprit du repas.

En dessert : privilégier les fruits

Après un couscous aussi généreux, inutile de prévoir une grosse pâtisserie !

Je proposerais plutôt un joli plateau d’oranges fraîches, de clémentines ou quelques quartiers de grenade.

Une salade d’oranges à la cannelle et à la fleur d’oranger, sans sucre ajouté, serait également parfaite pour terminer ce repas dominical.

Le couscous du dimanche, une histoire de partage

Ce que j’aime avec cette recette de couscous aux souris d’agneau, c’est qu’elle ne se résume pas à une simple liste d’ingrédients.

Il y a le temps passé en cuisine, la cocotte qui mijote doucement, les parfums des épices et le plaisir de dresser un grand plat que l’on apporte au centre de la table.

J’aime aussi présenter les accompagnements séparément : le bouillon des légumes, le jus d’agneau, la harissa et la tfaya.

Chacun compose son assiette selon ses envies, avec plus ou moins de semoule, davantage de légumes, une pointe de piquant ou quelques oignons confits.

Finalement, c’est peut-être ça, le secret d’un bon couscous : un plat généreux et convivial, que l’on prend plaisir à partager sans forcément se resservir une montagne de semoule !

Et chez vous, le couscous du dimanche, vous le préférez avec de l’agneau, du poulet, des merguez… ou un peu de tout ?

FAQ : tout savoir sur le couscous aux souris d’agneau

Combien de temps faut-il cuire les souris d’agneau pour un couscous ?

Pour obtenir des souris d’agneau particulièrement fondantes, compter environ 3 heures de cuisson en cocotte, à feu très doux et à couvert. Selon leur taille, il peut être nécessaire de prolonger jusqu’à 3 h 30. La viande doit se détacher facilement de l’os.

Comment obtenir des souris d’agneau très fondantes ?

Le secret est une cuisson lente et humide. Faire d’abord dorer la viande, puis la laisser mijoter dans du bouillon avec les aromates, sans forte ébullition. Cette cuisson permet au collagène de s’attendrir progressivement et donne une chair moelleuse, presque confite.

Pourquoi faire cuire les souris d’agneau séparément des légumes ?

Les souris nécessitent une cuisson beaucoup plus longue que les légumes du couscous. En les préparant séparément, on obtient une viande très fondante sans transformer les légumes en purée. On profite également de deux bouillons différents, à servir selon les goûts.

Comment épaissir le bouillon des souris d’agneau sans farine ?

Pour un bouillon plus dense, utiliser 4 à 5 cuillères à soupe de concentré de tomate, laisser fondre les oignons et faire réduire le jus en fin de cuisson. On peut également mixer une petite partie des légumes cuits dans la cocotte. Cela permet d’épaissir naturellement la sauce sans ajouter de farine ni de fécule.

Peut-on préparer le couscous aux souris d’agneau la veille ?

Oui, les souris d’agneau peuvent être préparées la veille puis conservées au réfrigérateur dans leur jus après refroidissement rapide. Le lendemain, il suffit de les réchauffer doucement. Je conseille cependant de préparer les légumes et la semoule le jour même pour conserver une meilleure texture.

Quelle semoule choisir pour un couscous à IG bas ?

La semoule d’orge est une alternative intéressante à la semoule de blé raffinée, notamment pour son apport en fibres. Il faut toutefois vérifier sa composition et son mode de préparation : toutes les semoules d’orge n’ont pas un index glycémique identique. La quantité servie reste également déterminante.

Peut-on manger du couscous quand on est diabétique ?

Oui, un couscous peut s’intégrer dans l’alimentation d’une personne diabétique, en adaptant les portions. Dans cette recette, je limite la semoule sèche à 40 à 50 g par personne et privilégie les légumes. Il faut néanmoins comptabiliser tous les glucides du repas, notamment ceux de la semoule, des pois chiches et des légumes. Les besoins et les réponses glycémiques restent individuels.

Quelle quantité de semoule prévoir par personne ?

Pour un couscous généreux en légumes et en pois chiches, 40 à 50 g de semoule sèche par personne peuvent suffire. Cela représente 160 à 200 g pour 4 convives. La semoule gonfle en absorbant le bouillon, et chacun peut ensuite adapter sa portion selon son appétit et ses besoins.

Pourquoi ajouter les pois chiches à la fin du couscous ?

Lorsque les pois chiches sont déjà cuits, il suffit de les ajouter pendant les 5 dernières minutes. Ils se réchauffent dans le bouillon, absorbent une partie des épices et conservent une texture agréable sans trop se défaire.

Quelles épices utiliser pour donner une belle couleur au couscous ?

Le curcuma et le paprika doux donnent une jolie couleur jaune orangé au bouillon. Le cumin et le gingembre apportent les notes aromatiques caractéristiques du couscous. Pour une version plus raffinée, on peut également ajouter quelques filaments de safran.

Qu’est-ce que la tfaya dans un couscous marocain ?

La tfaya est une préparation marocaine d’oignons longuement confits et parfumés aux épices, notamment à la cannelle. Certaines versions traditionnelles comportent des raisins secs et du sucre. Dans ma recette, je propose une version sans sucre ajouté, avec éventuellement un peu de sirop de yacon.

Comment servir l’harissa avec un couscous ?

Pour éviter de rendre tout le plat trop piquant, mieux vaut servir l’harissa dans un petit bol séparé. On peut la délayer dans une louche de bouillon d’agneau pour obtenir une sauce parfumée, plus facile à répartir sur la semoule et les légumes.

Sources et références nutritionnelles

Pour approfondir les informations nutritionnelles et les conseils relatifs à l’alimentation adaptée au diabète, voici quelques références fiables.

  • ANSES – Table Ciqual 2025 : base de référence française pour la composition nutritionnelle des aliments, notamment les glucides, fibres, protéines et matières grasses. Consulter la table Ciqual.
  • Fédération Française des Diabétiques – L’index glycémique : explications sur la différence entre index glycémique et charge glycémique, et sur l’importance des portions. Comprendre l’index glycémique.
  • Santé publique France – Nutri-Score : présentation du score nutritionnel et de l’algorithme actualisé en 2025. Informations sur le Nutri-Score.
  • UNESCO – La harissa, savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales : présentation de cette spécialité tunisienne inscrite en 2022 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Découvrir la tradition de la harissa.

Les valeurs nutritionnelles de cette recette sont des estimations calculées à partir des ingrédients utilisés. Elles peuvent varier selon la taille des souris d’agneau, la quantité de viande réellement consommée, le choix des bouillons et les portions servies. Le Nutri-Score éventuellement indiqué reste une estimation et non un calcul officiel certifié.

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